Comment choisir son matériel de sécurité d'avalanche : le guide ultime pour skier (presque) zen
En montagne, la sensation de liberté est grisante. Les grands espaces, la neige vierge, le silence troublé uniquement par le crissement des skis... Mais cette sensation grisante ne doit jamais faire oublier une réalité incontournable : la sécurité avant tout. Car sous ses airs immaculés, la montagne est aussi un terrain d’imprévu. Pour tout amateur de ski hors-piste, de randonnée à ski ou de freeride, le choix du matériel de sécurité avalanche n’est pas une option, c’est une obligation. Ce guide vous aide à bien choisir votre équipement : DVA, pelle, sonde, sac airbag. Parce qu’en cas de pépin, votre survie ou celle de vos compagnons pourrait bien dépendre de ces choix.
DVA : Le détecteur de victimes d'avalanche, l’indispensable compagnon d’échappée belle
Le
Détecteur de Victimes d’Avalanche, ou
DVA pour les intimes, est la première pièce maîtresse de votre
kit de sécurité. Ce petit appareil a une mission cruciale : permettre de
localiser rapidement une personne ensevelie sous la neige, grâce à un
signal radio émis et reçu à la fréquence internationale de
457 kHz (Cela permet une compatibilité entre toutes les marques et tous les modèles). Ce standard garantit la compatibilité entre tous les modèles, quelle que soit la marque. Mais au moment de choisir votre DVA, plusieurs critères s’imposent :
- La portée : un élément clé. Elle varie généralement de 30 à 70 mètres. Plus la portée est élevée, plus vous captez le signal tôt, ce qui réduit le temps de recherche et augmente vos chances de succès.
- Le nombre d’antennes : un fondamental. Les modèles modernes sont tous équipés de trois antennes, offrant une précision bien supérieure aux anciens modèles mono ou bi-antennes. Il y a donc une grande, dans le sens de la longueur, une moyenne, dans le sens de la largeur et une petite, dans l’épaisseur de l’appareil. La grande antenne est réceptrice (comme les autres) et émettrice (elle peut se voir substituer par la moyenne sur certains modèles), elle indique la progression de recherche. La seconde antenne utilisée en réception, plus courte, est celle qui permet à l’appareil d’afficher une direction. La troisième antenne, petite et donc de portée limitée, permet de donner une notion de profondeur d'ensevelissement de la victime .Grâce à cette configuration, la localisation est plus rapide et plus fiable, même si la victime est enfouie profondément ou dans une position défavorable. Ces DVA tri-antennes permettent aussi de gérer plus facilement la recherche de multiples victimes, en masquant successivement les signaux pour focaliser la recherche sur chaque enseveli.
- L’ergonomie de l’appareil est à considérer sérieusement. En situation de stress, les gestes doivent être simples et instinctifs. Optez pour un DVA dont les boutons sont bien placés, utilisables même avec des gants épais, et doté d’un écran suffisamment large et lisible, y compris en plein soleil ou par mauvaise visibilité. Certains modèles sont équipés d’un écran rétroéclairé, un plus indéniable.

Côté fonctionnalités, certains critères font la différence.
La fonction de marquage des victimes multiples est essentielle si plusieurs personnes sont ensevelies. Cette option permet de masquer un signal déjà localisé afin de poursuivre efficacement la recherche. Un bon DVA offre également un retour automatique en émission en cas d’immobilité prolongée, pratique si une sur-avalanche survient pendant l’opération de secours. Il y a aussi un mode analogique qui reste un précieux allié, permettant une écoute fine des signaux pour certains modèles. Enfin, des options comme la gestion des interférences, l’autotest de groupe, ou la fonction W-Link pour l’échange de données avancées, apportent un confort supplémentaire et une sécurité.
Sur le plan
budgétaire, les premiers prix tournent autour de
150 euros, mais pour un modèle performant, comptez entre
250 et
400 euros. Un investissement vital, à ne pas négliger. Parmi les références de qualité, citons le
Barryvox S2 de
Mammut, offrant une portée numérique de 70 mètres (95 mètres en analogique), une interface ultra-intuitive, et une gestion multivictimes aboutie. Autre valeur sûre : le
DIRACT d’
Ortovox, compact, simple d’utilisation, doté de trois antennes, avec une
portée de 50 mètres et la technologie Smart Antenne pour un meilleur signal. Les fonctions des DVA incluent aussi des outils pratiques comme
Direct Voice,
Marryvos 2 et S2, qui sont très utiles pour réduire le
stress pendant la recherche en avalanche. Le Bluetooth permet d’effectuer des réglages, des mises à jour logicielles et même des tests de fonctionnement pour certaines marques.
Enfin, un DVA exige un entretien rigoureux. Vérifiez régulièrement le niveau des piles et remplacez-les dès qu’elles atteignent 50 % de charge. Testez systématiquement les modes émission et réception avant chaque sortie et portez toujours votre DVA sous la veste, près du corps, dans un harnais adapté. Assurez-vous que le DVA dispose des certifications nécessaires, conformes aux normes en vigueur. La plupart des produits européens arborent le marquage CE garantissant leur conformité avec les exigences européennes. Les normes NF (Norme Française) peuvent aussi apporter une garantie supplémentaire de fiabilité et de sécurité.
Il est essentiel de maîtriser son appareil, ce qui suppose de connaître toutes ses options et ses réglages (et donc de lire, à un moment donné, le mode d’emploi et de s'entraîner).
On distingue 3 phases de recherche avec un D.V.A. :
- La recherche primaire ou on effectue des largeurs de bandes de recherche jusqu’à obtenir un signal sur son appareil. S’il est faible, on poursuit la progression dans la même direction sans modifier la position de l’appareil, jusqu’à obtenir un signal plus net
- La recherche secondaire : on a capté un signal et on veut se rapprocher au plus près de la victime avec la méthode de la recherche en croix pour balayer la zone et se rapprocher
- La recherche fine : : le sauveteur trouve un minimum d'indication de distance sur une droite, puis réplique l'opération sur la perpendiculaire, et répète l'opération une troisième fois si nécessaire.
Après la recherche avec le DVA, c'est la sonde avalanche qui se chargera de trouver la position exacte de la victime. Si vous êtes un amateur de freeride ou de hors-pistes, nous vous recommandons de choisir un
DVA numérique très simple d'utilisation et rapide. Lorsque vous aurez à l'utiliser, plusieurs critères sont à prendre en compte : la
lisibilité, le
temps de réponse,
l'intuitivité, l'option de
marquage des victimes,
l'écran aide-mémoire. De ce principe, le
Neo Bt Pro dispose d’une largeur de bande de recherche de 80 mètres en numérique et 90 mètres en analogique et possède le bluetooth relié à l'application. Il affiche jusqu’à 4 victimes simultanément avec un symbole « + » au-delà. Enfin, il dispose de multiples fonctions comme la fonction
scrolling intuitive, le Group Check, l'Autotest de vérification du bon fonctionnement, un écran rétro-éclairé pour une
lecture optimale, ainsi qu’un retour automatique en émission en cas d’immobilité, pour une autonomie de
450 heures piles lithium.
Il faut ajouter que lorsqu'il s'agit de choisir un DVA, il est crucial de prendre en compte la gestion des interférences, non seulement de la part de l'utilisateur, mais aussi du DVA lui-même. Ce point est essentiel, car il permet de comprendre comment les appareils électroniques et autres sources d'interférences peuvent affecter la performance de l'équipement et garantit une utilisation plus sûre et plus efficace en montagne.
Les Sources Électroniques : les appareils électroniques comme les smartphones, montres connectées, bagues ou bracelets intelligents, radios bidirectionnelles, transmetteurs satellite, gants chauffants peuvent être des sources qui affectent davantage les DVA en mode recherche.
Les Sources passives : Il existe trois sources d’interférences susceptibles de compromettre, affaiblir ou brouiller le signal d’un DVA : Les objets métalliques de grande surface comme une pelle ou un vêtement doublé en aluminium. Ces sources affectent les DVA en recherche et en émission. Les lignes électriques, les roches ferreuses, etc. Ces sources affectent davantage les DVA en mode recherche.
Des tests des appareils électroniques en rapport avec les DVA en mode recherche ont montré que différents appareils électroniques peuvent perturber le signal des DVA en mode recherche. Les résultats montrent des réductions de signal variables en fonction du type d'appareil :
- Les gants chauffants ont un effet de réduction de signal de -90%.
- Les smartphones, en fonction de leur emplacement, peuvent réduire le signal de -15% à -10%.
- Les montres connectées et les bagues intelligentes ont un impact significatif, réduisant le signal jusqu'à -90%.
- Les sacs airbags électroniques peuvent également réduire le signal de -2% à -29%.
- Les GoPro et transmetteurs satellites montrent une réduction de signal allant de -3% à -4%.
- Les motos (selon la proximité) peuvent affecter le signal jusqu'à -88%.
Pour limiter les interférences électromagnétiques, la distance est une alliée. Lorsqu’un DVA est en mode émission, les objets électroniques doivent être maintenus à plus de 20 cm, la distance minimale augmente à 50 cm et les mises à jour logicielles des DVA et des sacs airbag sont cruciales pour minimiser l’influence des interférences.
Retirer les piles après chaque utilisation : Il est important de ne pas laisser les piles à l'intérieur du DVA lorsque celui-ci n'est pas utilisé. Cela permet d’éviter toute fuite ou corrosion. De plus, il est recommandé de ne pas utiliser de piles rechargeables qui pourraient être moins fiables. Certains modèles de DVA acceptent des piles lithium, qui sont plus performantes et adaptées aux conditions froides.
Porter le DVA près du corps : Pour garantir une meilleure précision dans la recherche et éviter toute interférence, le DVA doit être porté idéalement près du corps dans son holster. Evitez de le ranger dans une poche, car cela peut affecter sa performance en cas de besoin urgent.
Effectuer un "Group Check" avant de démarrer : Avant de partir en randonnée, il est essentiel de faire un "Group Check". Il s’agit d’une vérification à courte distance de tous les DVA du groupe pour s’assurer qu'ils sont correctement réglés et fonctionnels. Cette vérification rapide permet de s’assurer que chaque appareil fonctionne correctement avant d’entamer la sortie.
La vérification des DVA est recommandée chaque année, mais peut varier de 1 à 3 ans en fonction des marques et de l'utilisation de votre appareil. Chullanka est équipé pour effectuer ces vérifications sur les marques Mammut et Pieps, afin de garantir le bon fonctionnement et la sécurité de votre DVA.
La sonde : pour localiser précisément avant d’attaquer à la pelle
Après la recherche au DVA,
la sonde prend le relais pour localiser précisément la victime sous la neige. C’est elle qui permet de s’assurer de creuser au bon endroit et de gagner un temps précieux, surtout quand la
profondeur moyenne d’ensevelissement atteint 125 cm en
randonnée et
hors-piste.
La
longueur de la sonde est un critère primordial. Il est recommandé d’opter pour un modèle d’au moins
240 cm, voire
280 cm pour une utilisation professionnelle. La
matière a également son importance : les sondes en
aluminium offrent une bonne rigidité, tandis que celles en
carbone sont plus légères mais aussi plus fragiles. Le câble de tension peut être en
acier pour la
durabilité et suivant
l'usage, pour assurer la rigidité et la durabilité de la sonde lors de multiples forages. Le
système de blocage doit être fiable et rapide à activer. Par exemple, la
Quickdraw Probe Pro 280 de
Black Diamond se déploie en un seul geste, avec une poignée ergonomique même avec des gants.
Un dernier conseil pratique : ne rangez pas votre sonde dans sa housse d’origine, mais dans un compartiment spécifique de votre sac, prêt à être dégainé immédiatement. Cela vous évitera de perdre de précieuses secondes en situation d’urgence.
La pelle : votre outil de sauvetage pour creuser (vite et bien)
On a souvent tendance à sous-estimer l’importance de
la pelle pour avalanche. Et pourtant, la phase de pelletage est celle qui prend le plus de temps lors d’un secours, jusqu’à
80 % de l’opération. Une bonne pelle peut faire la différence entre un sauvetage réussi et un échec. Il ne s’agit donc pas de chercher à tout prix à gagner du poids ou à minimiser l’encombrement : creuser un dépôt d’avalanche, ce n’est pas déblayer son allée après une petite chute de neige.
Le matériau
Le choix du matériau est essentiel. Les pelles en aluminium anodisé sont aujourd’hui la norme, offrant un excellent compromis entre légèreté et robustesse. Les pelles en plastique, plus légères, sont à proscrire : elles se révèlent inefficaces dans une neige dure ou compacte.
Le manche télescopique est un autre critère important. Il permet d’ajuster la longueur pour optimiser la puissance de levier et de s’adapter à la morphologie du sauveteur. Veillez à ce que le manche rentre, une fois replié, dans votre sac à dos. Le godet, quant à lui, doit avoir un volume suffisant, proportionné à votre gabarit, et être suffisamment rigide pour supporter le poids du pied si besoin, en mode bêche.
L'ergonomie
Côté
ergonomie, préférez les poignées en forme de « D », plus confortables, et les
manches ovoïdes qui assurent un meilleur alignement lors du montage. Une pelle efficace, c’est un outil que vous pouvez manipuler rapidement et sans réfléchir. À titre d’exemple, la
pelle Transfer de
Black Diamond se distingue par son manche extensible, sa robustesse et son efficacité.
Le sac airbag : mieux vaut rester à la surface !
Le
sac airbag est le complément idéal du trio
DVA,
pelle,
sonde. Son rôle est de limiter
l’ensevelissement total en vous maintenant à la surface de la coulée. Le principe est simple : en cas d’avalanche, vous déclenchez un ou deux
ballons gonflés à l’air comprimé ou par un
ventilateur, augmentant votre volume et vous empêchant de sombrer.
Il existe deux systèmes principaux : les airbags à cartouche de gaz, simples et légers mais à usage unique, et ceux à ventilateur, alimentés par batterie, permettant plusieurs déclenchements. Le choix dépendra de votre pratique et de votre fréquence d’utilisation.
Le volume du sac est à adapter à vos besoins. Les modèles de 25 à 32 litres conviennent pour les sorties à la journée, tandis que ceux de 40 à 50 litres sont idéaux pour les raids sur plusieurs jours.
Le
confort de portage est également crucial : choisissez un sac avec des
bretelles ergonomiques, une ceinture réglable et un dos
thermoformé pour un ajustement optimal. Les marques telles que
Mammut,
Ortovox, et
Arva, présents sur le site chullanka travaillent sur des sacs à dos robustes, très bien accessoirisés avec des systèmes le plus souvent amovibles pour être intégrés dans différents volumes de sacs adaptables.
Le
Tour 40 Switch d’Arva est un exemple de sac airbag polyvalent et performant. Offrant un volume de
40 litres extensible à
50 litres, il est doté du système Reactor 2.0, léger et fiable, avec une
poignée de déclenchement accessible des deux côtés. Il propose aussi de nombreux accessoires de portage :
skis,
piolets de ski de randonnée,
casque,
cordes d'alpinisme. Sa fabrication en
matériaux recyclés en fait un choix écoresponsable sans compromis sur la sécurité. De son côté, on peut citer le
Tour 32 Switch, un sac avec un porte-skis latéral ou frontal, un porte-casque intégré, des sangles Daisy Chain pour fixer du matériel, un porte-corde, ainsi que deux poches latérales extensibles et une grande poche pour masque ou objets de valeur. Côté
sécurité, le système Reactor 2.0 embarqué dans ce modèle déclenche un ballon de
150 litres, divisé en deux parties indépendantes, augmentant vos chances de rester à la surface en cas d’avalanche.

Les Sacs Airbags et le Phénomène de Ségrégation Inverse : Un Sauvetage Précieux en Avalanche
Les sacs airbags fonctionnent en déployant un airbag qui augmente le volume de l’utilisateur, créant ainsi une flottabilité qui permet de rester en surface de la neige. Cela est basé sur un phénomène similaire à la ségrégation inverse, un principe physique qui permet à des objets plus légers de rester au sommet d'un mélange.
Le phénomène de ségrégation inverse est comparable à ce que l'on observe dans un paquet de céréales. Si vous secouez un paquet contenant des morceaux de céréales et des morceaux plus gros, ces derniers, plus légers, finiront par se retrouver en haut du paquet, tandis que les morceaux plus petits se retrouveront en bas. De manière similaire, lors d'une avalanche, une fois l’airbag déployé, l'utilisateur devient un objet plus volumineux et plus léger comparé aux masses de neige environnantes. Cela crée une flottabilité qui permet au skieur ou au randonneur de rester en surface plutôt que de se retrouver enseveli sous la neige, augmentant considérablement les chances de survie.
L’airbag agit donc comme un moyen de ségrégation inverse dans une avalanche, en permettant à l’utilisateur de "flotter" à la surface de la neige. Ce phénomène ne garantit pas une protection à 100%, mais il offre une chance supplémentaire de rester visible et accessible pour les secours.
Les sacs airbags modernes utilisent deux types de systèmes pour le déclenchement : les supercondensateurs et les batteries lithium-ion. Le supercondensateur offre une réactivité instantanée et fonctionne très bien à basse température (-30°C), ce qui le rend idéal pour les environnements glacés. Il permet également une recharge sur le terrain, que ce soit via USB ou piles. En revanche, il offre un seul déclenchement avant d’avoir besoin d’une recharge.
Les batteries lithium-ion, comme celles utilisées dans le JetForce, offrent plus de déclenchements (jusqu'à 3 ou 4), mais elles peuvent être sensibles au froid. Ce système est plus adapté pour des longues excursions, bien qu’il ne permette pas de recharge sur le terrain. En termes de transport en avion, la batterie lithium-ion peut parfois poser des restrictions, contrairement aux supercondensateurs qui sont plus flexibles.
Le choix entre les deux dépend de vos priorités : autonomie prolongée avec plusieurs déclenchements ou réactivité rapide et performance optimale dans des conditions extrêmes.
Système |
Énergie |
Déclenchements |
Température_basse |
Transport_avion |
Recharge_possible sur le terrain |
JetForce
|
Batterie Li-ion |
3-4 |
Moyenne |
Parfois_restreint 🛑 |
Non |
|
Supercondensateur |
1 (rechargeable) |
Très bonne (-30°C) |
Oui ✅ |
Oui (USB ou piles) |
ARVA E2
|
Supercondensateur |
1 (rechargeable) |
Très bonne |
|
Oui |
Les sacs à dos ski
Lors des sorties en montagne, que ce soit pour du
ski ou de la
randonnée, le
sac à dos de ski est un équipement essentiel pour transporter votre matériel et garantir votre sécurité. Il existe plusieurs types de sacs à dos adaptés à ces activités, avec des fonctionnalités qui varient en fonction des besoins spécifiques des pratiquants.
Le sac à dos ski est conçu pour répondre aux besoins des skieurs et randonneurs, qu'ils soient professionnels ou amateurs. Il offre des compartiments spécifiques pour ranger et transporter votre matériel de sécurité : DVA, pelle, sonde et parfois des kits de premiers secours. Il est essentiel que ce sac dispose d’une poche dédiée au matériel de sécurité, afin que vous puissiez y accéder rapidement en cas d’urgence, surtout dans des conditions difficiles ou de faible visibilité.
Outre la sécurité, le
sac à dos ski permet également de transporter d’autres équipements comme des
vêtements pour le ski de rechange, de la
nourriture, des
cartes ou encore des
outils pour entretenir votre matériel. Il doit être conçu pour offrir un bon maintien et un confort maximal, avec des bretelles et des sangles ajustables, ainsi qu’un système de ventilation pour réduire la transpiration pendant les efforts. Certains modèles sont également équipés de systèmes de fixation pour skis ou planche, permettant de transporter votre matériel de manière stable et sécurisée.
La Différence avec les Sacs Airbags
Les sacs airbags sont une autre catégorie de sacs à dos de sécurité, mais leur objectif principal est de protéger le skieur ou le randonneur en cas d’avalanche. Contrairement aux sacs à dos ski traditionnels, les sacs airbags sont équipés d’un système de gonflage d’airbag intégré. En cas d’avalanche, ce système déploie un grand airbag, qui augmente la surface de l’utilisateur, lui permettant de flotter et de rester en surface. Les sacs airbags sont particulièrement recommandés pour les skieurs et snowboardeurs pratiquant le hors-piste ou les randonneurs évoluant dans des zones avalancheuses. Ils offrent une protection active contre l’avalanche, mais ne remplacent pas le matériel de sécurité standard comme le DVA, la pelle et la sonde, qui doivent toujours être présents dans votre sac, même avec un airbag.
Le choix entre un sac à dos ski classique et un sac airbag dépend principalement de votre pratique et des risques auxquels vous êtes exposé. Si vous pratiquez principalement sur des pistes damées et que vous ne vous aventurez pas hors-piste, un sac à dos ski classique, avec des poches dédiées pour le matériel de sécurité, suffira largement. Cependant, si vous vous engagez dans des zones potentiellement dangereuses et que vous recherchez une protection supplémentaire en cas d’avalanche, un sac airbag est fortement recommandé.
S’équiper, s’entraîner, maîtriser
Avoir le bon équipement, c’est une chose. Savoir
s’en servir en est une autre. Avant toute sortie, testez
systématiquement vos appareils, réalisez des
exercices de recherche en conditions réelles et participez à des formations avec votre
équipement de sécurité avalanche. La maîtrise de votre matériel peut faire la différence, mais rappelez-vous toujours que le meilleur moyen d’éviter une avalanche reste la prévention.
- DVA, pelle, sonde et sac airbag constituent le quatuor essentiel pour toute sortie en milieu enneigé à risque. Mais cet équipement n’est qu’un joker. Avant de vous engager, posez-vous toujours cette question : « Est-ce que je prendrais cette décision sans mon matériel de sécurité ? » Si la réponse est non, il est peut-être temps de changer de plan.
- Avant de partir en randonnée ou en ski, il est essentiel de consulter le Bulletin de Risque d'Avalanche (BRA) et le bulletin météo pour évaluer les conditions de sécurité. Ces informations vous permettront de mieux comprendre les risques potentiels et de prendre des décisions éclairées concernant votre itinéraire et votre équipement.
- Se former : Il est essentiel de se rapprocher de professionnels de la montagne, comme les guides de haute montagne, ou de rejoindre des clubs et fédérations tels que le CAF (Club Alpin Français) ou la FFME (Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade), pour bénéficier de formations adaptées à la sécurité en montagne.
- Ne jamais sortir seul : Il est fortement recommandé de ne jamais partir seul. Si c’est le cas, veillez à prévenir un proche de votre itinéraire, y compris des itinéraires de repli, ainsi que de votre heure de retour prévue. Cette précaution peut sauver des vies en cas d’incident.
- Être toujours équipé : Même si vous partez seul, il est crucial d’être toujours bien équipé. En montagne, on peut être amené à secourir ou à être secouru, même par des personnes ne faisant pas partie de votre groupe. Un bon équipement est essentiel pour faire face à toute situation d'urgence.
- Consulter le BERA : Avant de partir en randonnée, prenez l'habitude de consulter le BERA (Bulletin d’Estimation du Risque d'Avalanche) et préparez soigneusement vos sorties en fonction des conditions météo et de la neige. Cela vous permettra d’évaluer les risques et de planifier votre itinéraire en toute sécurité.
Sur Chullanka.com, retrouvez une sélection rigoureuse de DVA, pelles, sondes et sacs airbags, testés et approuvés par des experts passionnés. Vous pouvez penser aussi au système
Recco et au
casque de ski pour vos sorties. La montagne est un terrain de jeu fabuleux, à condition de s’y aventurer en toute sécurité. Ride safe !